Enseignement explicite et données probantes
Pour les résidents du Canada et des pays hors Union européenne
Union européenne : accéder à votre version du cours.
Vous avez expliqué.
Ont-ils vraiment compris?
Enseignement des contenus scolaires et gestion des comportements
Structurez vos leçons, vérifiez la compréhension et guidez vos élèves vers l’autonomie. Apprenez aussi à enseigner les comportements attendus, à prévenir les écarts de conduite et à établir un climat propice aux apprentissages.
Environ 100 heures de formation, à votre rythme
- 18 leçons
- Plus de 60 activités
- 18 mois d’accès
- Une attestation à l’issue du parcours
Découvrir un extrait gratuit
Trois minutes qui décident du reste de la journée
Un même élève, une même matinée, trois moments où vous avez le choix. Aucune des options n'est absurde : ce sont toutes des réactions qu'on observe dans de vraies classes. Choisissez celle qui correspond à ce que vous feriez.
Zack, 4e année. La relation est tendue depuis quelques semaines. Il arrive en retard le matin de plus en plus souvent.
À la porte
Zack entre avec douze minutes de retard, troisième fois cette semaine. Il ne dit rien, garde son manteau et se dirige vers sa place. Les autres élèves travaillent sur l'exercice de réactivation depuis dix minutes. Quelques têtes se tournent vers lui.
Que faites-vous?
Le retard devient un événement public. Vingt-quatre élèves viennent d'apprendre que Zack est le garçon qui arrive en retard, et Zack vient de recevoir sa première interaction de la journée sous forme de reproche. La leçon s'arrête aussi pour tout le monde.
Le compte est peut-être juste, mais le dire à voix haute ne change pas l'heure d'arrivée de demain : ce qui la changera, c'est une routine d'entrée enseignée.
Zack marmonne quelque chose, s'assoit lourdement et n'ouvre pas son cahier.
Vous préservez deux choses à la fois. Le rythme de la leçon pour le groupe, et la possibilité d'une conversation utile avec Zack — celle qu'on ne peut pas avoir devant vingt-quatre témoins.
Le signe de tête n'est pas de la complaisance : le retard sera traité, mais au moment où il peut l'être vraiment. Le geste vers la page dit à Zack qu'il est attendu, pas surveillé.
Zack enlève son manteau, s'assoit et ouvre son cahier à la bonne page.
Ignorer n'est pas neutre. L'absence d'interaction est elle-même un message : Zack apprend qu'il peut entrer ou ne pas entrer, cela ne change rien pour vous. Pour un élève dont la relation est déjà fragile, c'est l'inverse de ce qu'il faut.
À ne pas confondre avec l'option B : là, on choisit le bon moment; ici, on choisit de ne pas traiter la situation du tout.
Zack s'assoit, sort son téléphone sous la table et le regarde pendant quelques minutes.
Pendant la période
Zack travaille depuis quelques minutes. Il a sorti son matériel sans qu'on le lui demande et il est rendu au deuxième numéro. Vous circulez entre les rangées.
Que faites-vous en passant près de lui?
L'occasion la plus facile de la journée vient de passer. Un comportement attendu qui se produit sans être reconnu a peu de raisons de se répéter. Et pour Zack, c'était le moment où une interaction positive coûtait le moins cher : il n'avait rien à se faire pardonner.
La crainte de briser la concentration est réelle, mais une phrase de six mots à voix basse ne la brise pas.
Zack termine le numéro 2, regarde autour de lui, puis pose sa tête sur son bras.
C'est une reconnaissance, pas un compliment. Vous nommez deux comportements précis — sortir son matériel, avancer dans la tâche — plutôt que de dire « bravo ». Zack sait exactement ce qui a été remarqué, donc exactement quoi refaire demain.
La voix basse compte autant que les mots : elle rend la reconnaissance possible pour un élève de 4e année qui n'a pas envie d'être félicité devant la classe.
Zack ne répond pas, mais il se remet au travail et enchaîne avec le numéro 3.
Une reconnaissance qui contient un reproche. « Quand tu veux » signifie « donc les autres fois, tu ne voulais pas ». Ce que Zack entend n'est pas qu'il a bien travaillé, mais que son habitude, c'est de mal travailler.
La formulation attribue aussi le résultat à la volonté seule, jamais aux stratégies. Elle ne dit pas à Zack ce qu'il a fait de bien, donc elle ne lui apprend rien de reproductible.
Zack hausse les épaules et ne lève plus les yeux de sa page.
Après la période
Les élèves sortent pour la récréation. Vous demandez à Zack de rester une minute. Vous êtes seuls. Il reste debout près de la porte, sac sur l'épaule, visiblement pressé de partir.
Comment ouvrez-vous la conversation?
La question place Zack en position de se défendre. « Pourquoi » appelle une justification, et « toujours » lui apprend que le verdict est déjà rendu. S'il a une raison difficile à dire — un réveil qui ne sonne pas, un adulte absent le matin, un trajet compliqué — c'est la formulation la moins susceptible de la faire sortir.
Comprendre la cause est utile, mais la question ne l'obtiendra pas, et elle ne fournit à Zack aucun comportement à appliquer demain.
Une conséquence annoncée n'est pas un enseignement. Elle suppose que Zack sait déjà comment arriver à l'heure et choisit de ne pas le faire. Si le problème vient de la maison ou du transport, la menace ne fait que déplacer le conflit ailleurs — et vous coûte la relation en prime.
Rien dans cette phrase n'indique le comportement attendu à l'entrée, qui est pourtant la partie sur laquelle vous avez du pouvoir.
Vous enseignez une routine au lieu de commenter un problème. Trois étapes courtes, observables, que Zack peut exécuter dès demain sans avoir à négocier ni à se justifier. Vous ne traitez pas la cause du retard — elle ne vous appartient peut-être pas — mais vous traitez l'entrée en classe, qui vous appartient.
Le signe de tête convenu retire le retard de la scène publique. Et l'échéance de vendredi transforme l'entente en essai à évaluer, pas en promesse à tenir.
Zack dit « ok » et part à la récréation. Le lendemain, il arrive avec six minutes de retard, prend son cahier et commence le numéro 1.
Ce que le scénario montre
- Le moment compte autant que le contenu. La même remarque adressée à la porte devant le groupe ou seul à seul après la période ne produit pas le même effet sur la relation.
- Reconnaître un comportement coûte moins cher que de le corriger. Le deuxième moment était le plus facile de la matinée : un comportement attendu se produisait déjà, il suffisait de le nommer.
- Une reconnaissance précise enseigne; un compliment général ne fait qu'agréer. « Tu as sorti ton matériel tout seul » indique quoi refaire. « Bravo » et « quand tu veux, tu es capable » n'indiquent rien.
- Devant un écart qui se répète, on enseigne un comportement de remplacement. Commenter le problème, en chercher la cause ou annoncer une conséquence ne donne à l'élève aucune étape à exécuter demain matin.
Reprenez les moments où vous avez choisi autrement : la différence tient rarement à l'intention, presque toujours au moment et à la précision.
Les trois choix préventifs, dans les trois moments. Vérifiez maintenant si vos réflexes en classe, à 8 h 42 un mardi matin, ressemblent à vos réponses ici.
Pour reprendre le scénario au complet, effacez votre réponse à chacun des trois moments ou rechargez la page.
Gestion des comportements : prenez trois décisions dans une situation de classe et découvrez l’analyse de chaque intervention.
Pour les résidents du Canada et des pays hors Union européenne
499,95 $ CA
Plus les taxes applicables
Attestation à la fin de la formation